mardi 2 février 2016

La mafia du recrutement de footballeurs africains



Hommes & Migrations : Votre roman, Ballon noir, s’adresse au public français et mêle une intrigue sur le recrutement d’un jeune footballeur avec la prise en compte des intérêts économiques du Delta du Niger, associés à l’exploitation du pétrole, sur fond de corruption et de violence extrême : pourquoi associer ces thèmes et comment les avez-vous approchés ?
La mafia du recrutement de footballeurs africains
Pierre Cherruau : Comme beaucoup d’écrivains journalistes, j’ai fait des reportages sur le football au Nigeria en rencontrant de nombreux joueurs et entraîneurs. C’est un sujet que je connaissais particulièrement bien. Le roman noir se doit de s’ancrer dans le réel : on ne peut se contenter d’une intrigue et il faut aller à la source de l’information. Il y a peu de recherches en Grande-Bretagne sur le football africain, alors qu’il y a une immigration nigériane importante. Dans les années soixante et soixante-dix, on ne faisait pas confiance aux footballeurs africains.
En France, le recrutement des footballeurs africains se faisait aussi pour des raisons économiques car les clubs n’avaient pas les moyens financiers des clubs britanniques pour recruter des joueurs de haut niveau. Un certain nombre de joueurs africains ont d’abord fait leurs preuves en France avant d’être recrutés en Grande-Bretagne. Il y avait donc une filière nigériane qui passait par des clubs français ou belges, ou néerlandais. Et, en vertu des relations toujours difficiles entre ex-colonisateurs et ex-colonisés, le fait de ne pas être britannique était plutôt un atout car il supprimait le contentieux historique.
H&M : Pourquoi avoir choisi la fiction pour aborder ce thème plutôt que l’essai journalistique ?
P.C. : Avec la fiction, on peut aller beaucoup plus loin que dans le reportage. Par exemple, je sais que certains matchs sont truqués au Nigeria, avec des arbitres qui vont jusqu’à ne pas publier les scores des matchs. La corruption est très étendue et des gens très importants font des paris sur des matchs, à la fois en Afrique mais aussi en Asie. Mais il est très difficile de recueillir des témoignages sur cette dérive mafieuse. Donc la fiction permet d’être plus proche de la réalité qu’un essai journalistique. Il s’agit moins de dénoncer des individus mais plutôt d’expliquer des structures globales et des modes de fonctionnement. Au Nigeria, on s’aperçoit que les gens sont obligés de jouer le jeu et de fermer les yeux sur un certain nombre de pratiques pour survivre physiquement ou économiquement.
H&M : Les médias parlent-ils du recrutement de ces jeunes joueurs?
P.C. :Les médias commencent à en parler, mais de manière assez anecdotique en évoquant des cas de jeunes recrutés et rackettés par des Européens. Ils se retrouvent dans la rue après un échec dans un club ou un centre de formation. Ils sont démunis et souvent ne peuvent pas rentrer chez eux au risque de décevoir leur famille qui a misé sur eux dans tous les sens du terme. Ce qui me dérange dans la façon dont les médias abordent cette question, c’est qu’on oublie la part de responsabilité de l’Occident. Si on parle des gamins à Dakar ou Lagos qui rêvent de venir en Europe, c’est aussi parce que le continent africain est devenu une vaste prison. Or certains jeunes veulent aussi partir pour avoir une expérience de la vie et pas seulement pour s’enrichir. Chez les Peuls, le fait de voyager permet de devenir un homme, c’est un rite initiatique. Mais pour ceux qui n’appartiennent pas à l’élite qui peut aller faire des études en Europe ou aux États-Unis, le mythe du footballeur reste très actif. Pour un garçon des classes populaires ou des classes moyennes, le seul moyen de partir reste de devenir footballeur, comme pour une fille, de devenir une prostituée.
 H&M : Les footballeurs africains ayant fait carrière en France ont longtemps été des étudiants venus y faire leurs études. Avec la fin des visas pour études, la seule liberté des jeunes Africains n’était-elle pas de négocier leur compétence physique et sportive ?
P.C. : Cest pour cela que le sport est une belle métaphore pour évoquer l’évolution des rapports Nord-Sud. On a longtemps dit que l’Afrique échappait à la mondialisation, or le continent africain y revient, mais encore une fois de manière inégalitaire. On s’arrache ses matières premières. L’Afrique reste le terrain d’expression d’une certaine force brute comme du temps de la traite négrière, si on peut tenter cette comparaison. Cela m’avait frappé quand j’étais allé interviewer un grand joueur nigérian qui jouait dans un club français. Son entraîneur français, très connu, m’avait dit que ces joueurs africains étaient très costauds, qu’ils étaient une bonne “race”. J’avais l’impression d’entendre un discours de négrier même si le verni est différent.
H&M : Les agents recruteurs en Afrique sont-ils envoyés par des clubs ou sont-ils surtout des francs-tireurs  ?
P.C. :Il y a un peu de tout. Des aventuriers ou des journalistes qui font des repérages sous couvert de reportages pour les grands clubs. Dans la pratique, agents recruteurs et journalistes se confondent. L’envie de quitter le pays est telle que un Blanc qui débarque dans un club africain est un peu considéré comme le messie qui va permettre aux jeunes de partir en Europe. La vie dans un pays comme le Nigeria est extrêmement violente. D’ailleurs on m’avait raconté qu’un joueur béninois qui jouait dans un club de Lagos avait dû fuir le pays car il sortait, sans le savoir, avec l’ancienne copine d’un gangster local. Les mafias sont extrêmement puissantes et les étrangers peuvent se faire tuer sans s’y attendre.
H&M : Les anciens entraîneurs français vont parfois poursuivre leur carrière en Afrique. N’est-ce pas encore un facteur de stimulation au départ ?
P.C. :C’est un phénomène intéressant à plus d’un titre. Le choix d’un entraîneur européen montre que les relations coloniales n’ont pas encore disparu. Les joueurs vont davantage accepter l’autorité d’un entraîneur européen qui a aussi certainement de meilleures connaissances dans le domaine technique. Il y a également un facteur plus rationnel : l’entraîneur européen va être considéré plus facilement comme neutre, ce qui n’est pas le cas d’un entraîneur local au Nigeria où le facteur ethnique est tellement important. Si l’entraîneur est Ibo, on va l’accuser de faire jouer plus de Ibos que de Haoussas ou de Yorubas et c’est un sujet extrêmement sensible. D’ailleurs il y a beaucoup de bons joueurs originaires du Sud, du pays Ibo où le football s’est implanté depuis longtemps, alors que dans le Nord musulman, avec la charia, le football était déconsidéré par les imams. En même temps, quand il s’agit de l’équipe nationale, les Haoussas veulent voir jouer des Haoussas. J’avais rencontré un entraîneur dans le Nord dont l’équipe était principalement composée de joueurs ibos et le public n’acceptait pas cette sélection. Cela posait des problèmes terribles, surtout avec la recrudescence des conflits ethniques. La composition de l’équipe nationale relève d’une stratégie géopolitique. Le football est tellement important de nos jours en Afrique que les hommes politiques ne peuvent pas s’empêcher d’intervenir. Souvent, l’entraîneur occidental peut constituer une sorte de rempart. Dans un pays comme le Nigeria, les matchs de l’équipe nationale sont les seuls moments fédérateurs avec l’ensemble des ethnies qui soutiennent leur équipe.
H&M : Est-ce que les joueurs africains sont fatalement condamnés à partir. Peut-on parler d’un phénomène de brain drain sportif ?
P.C. :Le joueur est éphémère et il va essayer de gagner le plus d’argent le plus vite possible, sachant que sa carrière est fragile et courte. C’est un peu du capitalisme sauvage. En fait, la gestion de la carrière d’un footballeur qui a du succès dans son pays devient très compliquée pour lui, car il est sollicité par énormément de gens et la pression est très forte.A fortiori, quand un joueur africain qui a une belle carrière en Europe revient dans son pays : les attentes sont telles qu’il doit avoir des gardes du corps car on va essayer de l’agresser ou de l’enlever. Lorsque l’équipe nigériane a perdu la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, à Lagos, face au Cameroun, elle s’est fait agresser par ses supporters. La violence du pays est aussi présente dans les stades. On comprend pourquoi un footballeur nigérian se sent plus en sécurité à Londres qu’à Lagos.
H&M : Les clubs européens ont-ils conscience des abus qui peuvent être faits dans ces recrutements sauvages ? Des formes de régulation sont-elles mises en place ?
P.C. :Il y a eu un changement dans les mentalités grâce à la médiatisation d’un certain nombre de drames. Des centres de formation essayent d’être plus sérieux dans l’éducation de ces jeunes. D’ailleurs, les footballeurs africains sont souvent moins désarmés que les jeunes footballeurs français qui ont quitté très tôt leur famille et peuvent être très naïfs. J’ai interviewé Taribo West qui venait du sud-est du Nigeria puis a fait une carrière à l’AJ Auxerre puis en Italie. Il avait appris à se battre dans les rues de Port Harcourt et n’avait pas peur de foncer comme attaquant. Leur parcours est tellement dur qu’ils peuvent survivre. Les clubs ne rendent pas de compte et ce qui domine est le règne de l’argent. Du moment qu’un joueur est une bonne “gagneuse”, personne ne se pose de question.
Ce qui est frappant quand on assiste à un match de football en France, c’est qu’on entend beaucoup de propos racistes parmi les supporters, sauf si le footballeur africain marque un but et gagne. C’est une règle dans le monde du football : l’instrumentalisation des joueurs qui est particulièrement forte quand il s’agit des Africains, quel que soit leur niveau. Le racisme est très présent dans le football. Mais les choses changent : le PSG a pris un entraîneur d’origine canaque et le club de Bordeaux a pris un entraîneur malien (Jean Tigana) ce qui montre que l’on commence à leur faire confiance. C’est un milieu assez conservateur. Les évolutions sont lentes, mais elles se font.
Entretien avec Pierre Cherruau réalisé par Marie Poinsot,Source: http://hommesmigrations.revues.orgRevue Hommes & Migration (France)

lundi 1 février 2016

Stéphane Badji a trouvé un consensus avec un grand club belge



Selon la DH, le Sporting vient de finaliser le transfert de Stéphane Badji. Un accord a été conclu entre toutes les parties et le joueur pourrait arriver dans les prochaines heures en Belgique.  

L'international sénégalais agé de 25 ans en provenance d'Istambul vient renforcer l'entrejeu mauve  sous la forme d'un transfert définitif.

Everton achète Baye Oumar Niasse 18 millions d'euros au Lokomotiv Moscou

Baye Oumar Niasse part à Everton. (Reuters)

Néo-international sénégalais, Oumar Niassé débarque à Everton. Les Toffees ont acheté l'attaquant de 25 ans 18 millions d'euros au Lokomotiv Moscou. Il a marqué 13 buts en 23 matches pour le club russe cette saison. Par le passé, il a été testé mais pas conservé par Saint-Etienne.

samedi 22 août 2015

Equipe nationale du Sénégal: Liste des 23 Lions contre la Namibie


Le sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, Aliou Cissé, a publié la liste des 23 Lions qui vont faire le déplacement pour aller défier la Namibie en septembre prochain pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations « CAN-2017″ de football.
La liste est marquée par la convocation du défenseur de Naples, Kalidou Koulibaly, qui rejoint la tanière. Le coach a également rappelé Diafra Sakho. En revanche, le trio Demba Ba, Papiss Cissé, Moussa Sow ne figure pas dans la liste.
Vainqueur du Burundi (3-1) lors de la première journée, le Sénégal partage la tête du groupe K avec Niger (3 points). La Namibie et le Burundi ferment la marche.
Liste des 23 joueurs sélectionnés :
Gardiens : Abdoulaye Diallo, Lys Gomis, Khadim Ndiaye
Défenseurs : Issa Cissokho, Lamine Gassama, Cheikh Mbengue, Pape Ndiaye Souaré, Kalidou Koulibaly, Serigne Kara Mbodj, Zargo Touré
Milieux : Alfred Ndiaye, Cheikhou Kouyaté, Salif Sané, Idrissa Gana Gueye, Stéphane Badji, Pape Alioune Ndiaye, Cheikh Ndoye
Attaquants : Henri Saivet, Moussa Konaté, Sadio Mané, Amara Baby, Mame Biram Diouf, Diafra Sakho.

vendredi 7 août 2015

Adama KANDE : « Les clubs sénégalais veulent aller en Afrique, quémander de gauche à droite… »


Depuis l’ère professionnelle du football sénégalais, on assiste au même cas de figure avec des champions en titre qui n’arrivent plus à conserver leur statut. Si certains se contentent de jouer les seconds rôles, d’autres se battent pour éviter la relégation à l’image de l’AS Pikine qui a retrouvé la Ligue 2 un an après avoir remporté le championnat. Une situation qui nous a conduits d’aller à l’encontre d’Adama Kandé, journaliste sportif à la 2S TV afin de soulever les causes de ces échecs avant de suggérer les solutions possibles.
Entretien
Mr.Kandé on constate ces dernières années que les champions sortants n’arrivent plus à confirmer leur statut, selon vous qu’est ce qui explique ces mauvaises performances ?
Je crois que si on prend deux exemples comme Diambars et Pikine (ndlr : champions en 2013 et 2014), chaque équipe a ses réalités et c’est deux exemples différents. Autrement dit les raisons qui ont amené Pikine à souffrir et aller en 2ème division ne sont pas les mêmes qui ont failli amener Pikine en 2ème division. Parce que pour Diambars, on note une instabilité parce qu’il ya eu beaucoup de changements au niveau de l’effectif. Diambars devait aller en Afrique, il a recruté des joueurs, ce n’était pas huilé et y’avait eu des départs. L’entraineur n’avait pas eu le temps de bien huiler son effectif. C’est pour cela qu’il a eu ces difficultés. Alors que pour Pikine c’est un autre problème. On ne peut pas parler d’instabilité car à part Sangoné Sarr et Adama Mbaye, tout le monde est resté. L’entraineur était là, le staff était là et les autres joueurs étaient là. Mais Pikine a eu certains problèmes. L’histoire de Modou Fall avec certains supporters, ensuite avec certains dirigeants. Il a dit que certains lui mettaient des bâtons dans les roues. Donc ce qui avait prévalu auparavant et ce qui avait valu à Pikine le doublé Coupe-Championnat. A mon avis c’est ce qui a fait qu’aujourd’hui Pikine retrouve la deuxième division. Parce que y’a eu des problèmes personnels qui ont fait que l’entraineur est parti alors qu’il n’a pas fini sa saison. Le président a présenté sa démission en pleine saison. Donc vous avez vu que ce n’est pas les mêmes cas. Là c’est une instabilité et de l’autre coté c’est des querelles qui ont fait que l’équipe est tombée en deuxième division.
La participation des champions en titre aux compétitions africaines avec un budget minime ne constitue-t-elle pas un handicap pour eux ?
Oui ça peut être une raison. Mais pour Diambars y’a pas eu des problèmes de moyens parce qu’ils ont eu les moyens avec l’organisation qu’il ya sur place. Ils peuvent trouver des sponsors facilement. Y’avait pas de problème. Pour Pikine peut être oui. Ça me rappelle un peu l’Olympique de Ngor. Vous avez vu l’Olympique de Ngor cette année, il a failli aller en Ligue 2 parce qu’ils étaient en compétition africaine c'est-à-dire en coupe de la CAF. Donc y’a pas assez de moyens. Ils veulent aller en Afrique avec de longs voyages, quémander de gauche à droite, ce n’est pas évident. Puis retourner pour rattraper des journées et ça perturbe le staff technique et les joueurs. Donc être en Afrique et être sur plusieurs fronts, ça aussi peut être une raison. Mais n’oubliez pas que y’a d’autres clubs africains qui sont en combat sur des fronts africains comme la Coupe de la CAF ou Ligue des champions et qui brillent en championnat. Donc je crois que s’il ya les moyens nécessaires pour pouvoir être en combat sur plusieurs fronts ya pas de problème.
En tant qu’observateur, quelles sont les solutions possibles afin que ces champions sortants puissent faire une bonne figuration après l’année de sacre ?
La solution c’est d’abord les moyens. Il faut impérativement des moyens. S’il n’y a pas les moyens rien n’est possible. Parce qu’il faut des moyens pour pouvoir recruter le maximum de joueurs pour avoir un bon effectif par exemple deux équipes. Si on a deux équipes qui sont interchangeables, là il n’y a pas de problème. Donc les moyens ensuite la stabilité, maintenir les entraineurs, éviter de changer tout le temps et puis éviter les querelles qui nuisent la stabilité, la bonne organisation et la bonne ambiance. Parce qu’à chaque fois que ya querelles, il n’y a pas une bonne ambiance et s’il n’y a pas une bonne ambiance y’aura pas d’entente et c’est ce qui aboutit souvent. Donc il faut chercher des moyens, ensuite cultiver l’entente, éviter les problèmes avec une petite organisation. N’oubliez pas qu’on a connu par le passé une brillante expérience avec la Jeanne d’arc avec feu Omar SECK. Ils étaient performants sur le plan local, ils sont allés en finale de coupe CAF et en demi-finale de ligue des champions parce qu’Oumar SECK mettait les moyens en allant recruter dans la sous région, en Gambie, en Guinée, au Mali et au Burkina Faso. Donc il avait les moyens d’avoir un bon effectif avec des joueurs qui étaient bien payés et qui n’avaient pas besoin de s’expatrier. Donc si on a ça, s’il ya cette bonne organisation c'est-à-dire les moyens je pense que tôt ou tard on arrivera à stabiliser les équipes c'est-à-dire voir des équipes remportés le titre de champion et faire bonne figure en Afrique et pourquoi pas prétendre à sa propre succession.

                                                                             Boury DIAKHATE

mercredi 5 août 2015

L’AS Douanes au trône du football sénégalais


L'AS Douanes a écrit une nouvelle page de son histoire en réalisant un doublé historique en remportant à la fois le championnat et la coupe de la ligue. Après avoir été reléguée en division inférieure lors de la saison 2012-2013, l'équipe a su rebondir rapidement, remportant le titre de champion en Ligue 2 et revenant en élite. Cette saison a été marquée par une performance exceptionnelle de l'AS Douanes, qui a su imposer sa domination dans le football local.

Dirigée par Karim Sega DIOUF, l'équipe a progressivement revu ses ambitions à la hausse et s'est distinguée par une défense solide, notamment grâce à Youssoupha KONATE. Malgré une compétition féroce avec des équipes telles que Niarry Tally et Diambars, l'AS Douanes a maintenu sa position de leader tout au long des 26 journées de championnat, remportant finalement le titre dans un suspense palpitant lors de la dernière journée.

Dans une finale de coupe de la ligue contre le Dakar Sacré Cœur, l'AS Douanes avait l'opportunité de réaliser un doublé historique. Grâce à des performances exceptionnelles, notamment de Sory KEITA, l'équipe a remporté le match 3-1, ajoutant un deuxième trophée à sa collection.

Ce doublé a permis à l'AS Douanes de marquer l'histoire du football sénégalais, devenant la première équipe à remporter deux fois la coupe de la ligue et le premier promu à remporter le championnat de la Ligue 1. Ces performances exceptionnelles ont consolidé sa position de leader dans le football sénégalais, faisant de l'AS Douanes une force à reconnaître sur l'échiquier national.

                                                        

mardi 4 août 2015

Pourquoi les champions sortants ne confirment plus ?


La La situation est devenue malheureusement une coutume avec des champions sortants qui n'arrivent plus à confirmer leur statut. Depuis ces dernières années, nous assistons à une série de dégringolades de la part des équipes championnes dans l'élite du football sénégalais. Si certaines jouent les seconds rôles après un sacre, d'autres luttent pour le maintien afin d'éviter une relégation en division inférieure. Diverses raisons sont avancées pour expliquer ces mauvaises performances.

Nous sommes loin de l'époque où des équipes comme la Jeanne d'Arc de Dakar dominaient la première division, remportant le championnat à plusieurs reprises dans les années 2000, ou l'AS Douanes qui a également marqué l'histoire avec des succès consécutifs. Depuis la professionnalisation du championnat local en 2009, aucune équipe vainqueur n'a réussi à conserver son titre l'année suivante. Malgré des débuts prometteurs, les équipes championnes rencontrent souvent des difficultés dès la saison suivante, parfois même se retrouvant reléguées.

Plusieurs facteurs contribuent à ces revers :

  1. Manque de stabilité au sein de l'effectif : Les équipes championnes voient souvent leurs meilleurs joueurs partir à l'étranger après chaque saison, cherchant à monnayer leur talent à l'extérieur. Cela crée une instabilité dans l'équipe, obligeant les entraîneurs à reconstruire une équipe solide en peu de temps.

  2. Conflits internes dans les clubs : Les succès sont parfois suivis de querelles internes au sein des clubs, ce qui peut conduire à une mauvaise organisation et à des tensions préjudiciables à la performance de l'équipe.

  3. Insuffisance de moyens : La plupart des clubs sénégalais manquent de ressources financières, ce qui se traduit par des retards de salaire et des difficultés à honorer leurs engagements, notamment lors de compétitions continentales.

Pour remédier à cette situation, il est impératif de fournir aux clubs locaux les moyens nécessaires pour maintenir leur niveau de performance. Cela implique de garantir une stabilité au sein de l'effectif, d'éviter les querelles internes et de leur fournir des ressources financières adéquates. La leçon à tirer des échecs des champions sortants est claire : une combinaison d'organisation et de soutien financier est essentielle pour permettre aux clubs de maintenir leur niveau de performance sur le long terme.

Il reste à voir si l'AS Douanes, actuel champion, saura tirer des leçons des erreurs de ses prédécesseurs et respecter cette logique, ou si elle rencontrera les mêmes difficultés la saison prochaine.